Carrelage double encollage : guide complet pour une pose robuste et sans vide d’air

septembre 7, 2026

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Par Alexandre Thibault

Voici un article complet et prêt à être publié sur un blog WordPress, avec les blocs Gutenberg requis.

Le double encollage en un coup d’œil

Le double encollage consiste à appliquer le mortier‑colle à la fois sur le support et sur le dos du carreau. Ce n’est pas simplement « mettre plus de colle », c’est la garantie d’un transfert de colle à 100 %, sans aucune bulle d’air, pour une solidité à toute épreuve.

📌 À retenir :

  • Obligatoire selon le DTU 52.1 pour les grands formats (>30×30 cm), les carreaux fins (≤8 mm), les supports extérieurs et les supports irréguliers.
  • Recommandé pour les carrelages lourds (pierre naturelle, carreaux de ciment) et le carrelage mural de grande dimension.
  • Avantages : adhérence maximale, durabilité renforcée, aucun carreau qui « sonne creux ».
  • Inconvénients : exige un support parfaitement plan (ou un ragréage) et demande un peu plus de temps de mise en œuvre.
carrelage double encollage

Qu’est-ce que le double encollage exactement ?

Le double encollage consiste à appliquer du mortier‑colle sur le support avec un peigne cranté, puis à « beurrer » le dos du carreau d’une fine couche de colle avant de le presser en place. Cette double application ne sert pas à empiler de la colle, mais à optimiser la surface de contact et à chasser l’air qui pourrait rester prisonnier sous le carreau.

Quand on se contente d’un simple encollage sur le support, le dos du carreau n’est jamais parfaitement enveloppé, surtout si le support présente des micro‑irrégularités. Avec le double encollage, on crée un véritable « effet ventouse » : la pression exercée lors de la pose fait fusionner les deux couches de colle, et l’air est expulsé. Résultat : un contact à 100 % et une résistance mécanique incomparable, que ce soit pour un sol de salon ou une terrasse exposée aux intempéries.

Quand le double encollage est‑il obligatoire ? (DTU 52.1)

Le DTU 52.1 impose le double encollage pour les carreaux de grand format (plus de 30 × 30 cm), les carreaux fins (≤ 8 mm), les revêtements extérieurs et les supports irréguliers. En clair, dès qu’un côté du carreau dépasse 30 cm, il est considéré comme un grand format et le double encollage devient obligatoire.

Voici les situations où vous ne pouvez pas y couper :

  • Carrelage 60×60, 30×60, 20×120 ou tout format XXL : un côté excède 30 cm, donc obligation DTU.
  • Carreaux fins (faïence, grès cérame mince) : leur faible rigidité les rend plus sensibles aux vides.
  • Carrelage extérieur (terrasse, balcon) : les contraintes thermiques et l’humidité exigent une adhérence absolue.
  • Supports imparfaits ou irréguliers : même après ragréage, un double encollage termine de compenser les derniers défauts.
  • Pose de carrelage lourd (pierre naturelle, travertin, marbre, carreaux de ciment) : le poids nécessite une fixation renforcée.

Si vous hésitez encore, posez‑vous cette question : « mon carreau fait‑il plus de 30 cm de long ou de large ? » Si oui, le double encollage n’est pas une option, c’est une nécessité.

Quelle épaisseur de colle pour un double encollage réussi ?

L’épaisseur totale de mortier‑colle après pressage dépend du format du carreau et se situe généralement entre 3 et 10 mm, comme le préconisent les fabricants. Le tableau ci‑dessous vous donne une vision claire, format par format, issue des recommandations techniques en vigueur.

Format du carrelage Épaisseur de colle indicative (après pressage) Double encollage
30×30 cm, 45×45 cm 3 – 5 mm Recommandé
60×60 cm 5 – 7 mm Oui
20×120 cm 5 – 7 mm Oui
120×120 cm et formats XXL 8 – 10 mm Oui
Source : Point.P, La technique du double encollage

Cette épaisseur se décompose en deux couches : la couche peignée sur le support et la fine couche de beurrage au dos du carreau. L’astuce est d’utiliser deux peignes différents : un de 8 à 12 mm pour le support, et un petit peigne de 4 mm pour le dos du carreau. Ainsi, vous maîtrisez parfaitement le volume de colle.

Comment réussir son double encollage : étapes et astuces de pro

Pour un double encollage impeccable, suivez ces 5 étapes clés et retenez cette astuce imparable : peignez toujours le support et le carreau dans le même sens, sans jamais croiser les sillons.

Les 5 étapes

  1. Préparez le support : nettoyez, dépoussiérez et vérifiez la planéité. Si besoin, appliquez un primaire d’accrochage et un ragréage.
  2. Appliquez le mortier‑colle sur le support avec un peigne cranté tenu à 60°. Étalez de manière régulière en formant des sillons parallèles.
  3. « Beurrez » le dos du carreau à l’aide d’une spatule lisse ou d’un petit peigne cranté (4 mm). La couche doit être fine et uniforme, les sillons dans le même sens que ceux du support.
  4. Pressez le carreau en le posant fermement et en le faisant légèrement glisser de quelques millimètres. Ce mouvement élimine les dernières bulles d’air.
  5. Contrôlez visuellement : tapotez avec un maillet en caoutchouc et écoutez le son. Un carreau bien collé sonne mat, pas creux. Retirez un carreau de temps en temps pour vérifier que la colle recouvre bien l’envers à 100 %.

👉 Mon astuce perso : ne travaillez jamais avec une colle trop sèche. Respectez le temps ouvert indiqué sur le sac, surtout en été. Si la peau colleuse commence à se former, retirez‑la et recommencez : c’est du temps perdu pour une sécurité gagnée.

Pour voir la technique en action, cette vidéo de professionnel est très claire :

https://www.youtube.com/watch?v=gLXbarNG5Ws

Double encollage carrelage mural : spécificités et précautions

En pose murale, le double encollage est d’autant plus crucial que la gravité tire les carreaux vers le bas. Un simple encollage risquerait de laisser de micro‑vides qui s’aggraveront avec le temps, surtout en pièce humide.

Quelques règles propres au mur :

  • Démarrez avec un tasseau fixé bien horizontal, pour éviter le glissement des premiers rangs.
  • Utilisez un mortier‑colle à prise réduite ou adapté au mur, pour limiter le glissement pendant la polymérisation.
  • Pour les grands formats muraux (30×60, 45×90 et plus), le double encollage est obligatoire, car le poids et la surface accentuent le risque de défaut d’adhérence.
  • Posez bande par bande horizontale, en ne montant que 3 ou 4 rangées à la fois, pour laisser la colle faire sa prise sans surcharge.

Erreurs à éviter absolument en double encollage

Les trois erreurs les plus fréquentes sont un support mal plan, un croisement des sillons de colle et un pressage insuffisant. Voici la liste complète pour ne pas gâcher votre ouvrage :

  • ❌ Négliger la planéité du support : un ragréage est indispensable si le sol ou le mur n’est pas parfaitement plat.
  • ❌ Croiser les peignages : si le support est peigné horizontalement, le dos du carreau doit l’être exactement dans la même direction. Croiser crée des poches d’air.
  • ❌ Utiliser un seul et même peigne : pour dosser le carreau, un petit peigne de 4 mm permet d’obtenir une couche fine et régulière.
  • ❌ Presser trop mollement : un simple appui ne suffit pas, il faut appuyer fermement et faire glisser de quelques millimètres.
  • ❌ Laisser la colle former une peau avant la pose : au‑delà du temps ouvert, la colle ne transfère plus correctement. Re‑peignez si nécessaire.
  • ❌ Oublier le contrôle régulier : en début de chantier, retirez un carreau pour vérifier que le taux de transfert dépasse 80 % sur toute la surface.

✨ Mon verdict

Si vous ne deviez retenir que trois choses sur le double encollage, ce seraient celles‑ci : la préparation du support est non négociable, peignez toujours dans le même sens et n’oubliez jamais le beurrage du dos. Trop souvent, on voit des carreaux sonner creux six mois après la pose, simplement parce qu’on a voulu gagner une heure en escamotant cette étape. Le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Personnellement, dans ma propre maison et sur les chantiers que je suis, j’applique systématiquement le double encollage dès qu’un format dépasse 30 cm de côté. Même sur un ragréage parfait, les micro‑défauts existent, et cette technique les efface. C’est aussi pour cela que je recommande d’investir dans deux peignes de qualité et de ne pas lésiner sur le temps de mise en œuvre. Un carrelage bien posé en double encollage, c’est une assurance décennale que vous vous offrez sans paperasse.

Et vous, avez‑vous déjà testé le double encollage sur un projet un peu ambitieux ? Racontez‑moi en commentaire vos réussites… et vos ratés, car c’est comme ça qu’on progresse !

Foire aux questions

En double encollage, la consommation de mortier‑colle dépend du peigne utilisé et de l’épaisseur des couches, mais on peut tabler sur 4 à 6 m² par sac de 20 kg. Un simple encollage avec un peigne de 8 mm couvre environ 5 à 7 m², tandis qu’un double encollage, qui mobilise deux couches, réduit légèrement le rendement. Les fabricants indiquent ces données sur leurs fiches techniques ; je vous conseille de consulter celle de votre mortier pour un chiffrage précis. (Source : Point.P – La technique du double encollage)

Un son creux après la pose trahit presque toujours la présence d’une poche d’air. Même en double encollage, cela peut arriver si vous avez croisé les sillons, si le beurrage était trop fin ou si vous n’avez pas suffisamment pressé le carreau. Une autre cause fréquente : le support n’était pas assez plan, ce qui laisse des vides derrière les zones bombées. La solution est de soulever le carreau concerné, gratter l’ancienne colle, et refaire un double encollage soigné. (Source : Outillage‑carrelage.com – Double encollage : Technique et DTU)

Non, ce n’est pas obligatoire, mais c’est vivement recommandé. Un grand peigne (8 à 12 mm) pour le support permet de déposer la bonne épaisseur, tandis qu’un petit peigne (4 mm) ou une spatule lisse pour le beurrage assure une couche fine et régulière. Si vous utilisez le même peigne pour les deux, vous risquez de mal contrôler l’épaisseur et de créer des sillons inégaux. Certains pros arrivent à beurrer à la truelle, mais le petit peigne est un allié précieux pour les bricoleurs. (Source : Outillage‑carrelage.com)

Pour un petit format standard (faïence 10×10, grès cérame de dimensions modestes) sur un support plan, un simple encollage suffit amplement. Le DTU 52.1 n’exige le double encollage qu’à partir des grands formats. Cependant, si le support est irrégulier ou si vous posez un carreau très lourd (type terre cuite épaisse), un double encollage peut apporter une sécurité supplémentaire. En intérieur, sur un ragréage soigné, ce n’est pas une obligation. (Source : Espace Aubade – Comment réussir le double encollage)

La méthode la plus simple est le test du maillet : tapotez chaque carreau, un son franc et mat indique un bon transfert, un son creux signale un défaut. En début de chantier, n’hésitez pas à soulever un carreau juste après la pose : vous devez constater que la colle recouvre au moins 80 % du dos du carreau (100 % étant l’idéal). Regardez aussi les bords : si de la colle déborde légèrement tout autour, c’est bon signe. Ces contrôles réguliers vous éviteront de mauvaises surprises une fois la colle sèche. (Source : Outillage‑carrelage.com)

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