Arase supérieure : l’essentiel en un coup d’œil
| Définition | Surface horizontale plane située au niveau le plus haut d’un ouvrage de maçonnerie ou d’un terrassement, servant d’assise nivelée pour les étapes suivantes. |
| Principaux contextes | Fondations, murs porteurs, murs de clôture, terrassements routiers, plateformes. |
| Épaisseur réglementaire | Au moins 2 cm pour une arase étanche selon les DTU. |
| Matériaux courants | Mortier bâtard, béton dosé à 350 kg/m³, pierre de taille, parfois intégration d’un chaînage. |
| Rôle | Niveler, répartir les charges, bloquer les remontées capillaires, servir de référence pour la suite. |
| Synonymes/termes voisins | Plateforme de terrassement (PST), dernière assise, arase étanche, arase de faîtage. |
Qu’est-ce qu’une arase supérieure ?
L’arase supérieure est la surface horizontale et parfaitement plane qui constitue le sommet d’un ouvrage de maçonnerie ou d’un terrassement. Elle sert de base de référence pour la suite de la construction : pose de la charpente, coulage d’une dalle, édification d’un mur, mise en place d’un chaînage, etc.
En termes simples, quand un maçon termine un mur en parpaings ou une semelle de fondation, la dernière couche qu’il étale et qu’il ajuste au niveau à bulle, c’est l’arase supérieure. Cette étape est cruciale, car tout ce qui viendra ensuite reposera sur ce plan.
Le mot « arase » vient du verbe raser, aplanir, mettre à ras. Dans le bâtiment, le terme désigne tout ouvrage destiné à mettre une surface à niveau. On distingue plusieurs types d’arases, mais l’arase supérieure est la plus répandue dans le vocabulaire des maçons et des terrassiers.
On la retrouve :
- En terrassement (appelée PST, partie supérieure des terrassements) : c’est la surface plane obtenue après décapage, déblai, remblai et compactage du sol, sur laquelle viendront les fondations.
- En maçonnerie : c’est l’assise de mortier ou de béton qui couronne un mur, une semelle, un voile de fondation, avant de poursuivre vers le haut.
- En voirie : sous une route ou une plateforme, l’arase de terrassement assure une portance homogène.
Ces informations sont corroborées par les définitions officielles : l’encyclopédie Wikipedia indique que « L’arase est le niveau supérieur d’un ouvrage de maçonnerie, généralement mis bien à plat, qui sert de base pour la suite de la construction », tandis que le site tpdemain précise que « l’arase de terrassement désigne la partie supérieure d’un terrassement (PST) soit la surface horizontale et plane obtenue après avoir nivelé et excavé le sol ».
Arase supérieure et arase inférieure : deux notions complémentaires
L’arase supérieure se trouve au sommet de l’ouvrage ; l’arase inférieure, à l’inverse, est une assise de réglage placée en partie basse avant la mise en œuvre d’un dallage, d’un seuil ou d’une marche.
Si l’arase supérieure a pour but de créer un plan de référence pour ce qui viendra au-dessus, l’arase inférieure permet de rattraper les défauts de niveau du support existant et de constituer un lit de pose stable.
Dans la pratique :
- 🔹 Arase inférieure : souvent un mortier maigre, un béton de propreté ou un rang de petits moellons, coulé ou placé directement sur le sol naturel ou le hérisson, avant de poser une dalle, un carrelage extérieur ou un seuil. On la trouve aussi sous l’appellation « forme de réglage ».
- 🔹 Arase supérieure : elle intervient une fois l’ouvrage monté à la hauteur souhaitée, pour finaliser et niveler la surface de tête.
Cette distinction est importante quand on consulte un plan de construction ou que l’on commande des matériaux. Le niveau fini de l’arase supérieure sert d’altitude de référence (NGF) pour la suite du chantier.
L’arase supérieure de terrassement (PST)
Dans les travaux de terrassement, l’arase supérieure correspond à la surface plane et horizontale qui marque la fin des opérations de nivellement du sol et qui servira directement d’assise aux fondations.
On parle aussi de « partie supérieure des terrassements » (PST). Cette surface est obtenue après plusieurs phases :
- Déblai et remblai pour atteindre la cote projet.
- Compactage du fond de forme pour atteindre la portance requise.
- Dressage final de la plateforme avec une tolérance de planéité stricte (souvent ± 2 cm sous la règle de 3 m).
D’après FranceTerme (culture.fr), l’arase est définie comme la « partie supérieure d’un terrassement, avant les dernières opérations de nivellement ». C’est donc le support immédiat des semelles filantes, radiers ou dallages. Sa qualité conditionne directement la stabilité de l’ouvrage et la répartition des charges.
En 2026, avec les exigences de la RE2020 sur la construction bas carbone, la préparation soignée de l’arase de terrassement est plus que jamais un enjeu de durabilité : un sol mal nivelé entraîne des tassements différentiels et des pathologies précoces.
Épaisseur minimale et exigences techniques d’une arase
Le DTU impose une épaisseur minimale de 2 cm pour une arase étanche (type arase de fondation), réalisée avec un mortier adjuvanté hydrofuge pour stopper les remontées d’humidité.
Cette prescription, que l’on retrouve dans les guides de mise en œuvre comme celui de samse.fr, concerne principalement les arases situées en tête de vide sanitaire ou en pied de mur, au-dessus des fondations. Une épaisseur trop faible risquerait de ne pas résister aux contraintes mécaniques ou de laisser passer l’humidité.
Voici les points techniques à retenir :
- 🔸 Épaisseur minimale : 2 cm pour l’arase étanche, parfois 3 à 5 cm en présence d’un chaînage incorporé.
- 🔸 Adjuvantation : l’utilisation d’un hydrofuge de masse dans le mortier est indispensable pour couper la capillarité.
- 🔸 Ferraillage : non obligatoire pour une simple arase de réglage, mais recommandé (treillis soudé ou chaînage) pour les arases structurelles destinées à reprendre les charges de la superstructure.
- 🔸 Planéité : l’arase doit être parfaitement horizontale, ce qui impose un soin particulier au coulage et au talochage.
Une arase mal dimensionnée, c’est l’assurance de devoir rattraper ensuite les niveaux avec des cales, un surcoût de main-d’œuvre et des risques de fissuration à terme.
Mise en œuvre d’une arase supérieure sur un mur
Sur un mur en parpaings ou en briques, l’arase supérieure est l’assise finale en mortier ou en béton, coulée en tête de mur pour en parfaire le niveau et recevoir un chaînage horizontal, une sablière de charpente ou une couvertine.
Concrètement, une fois les derniers rangs de blocs montés, le maçon :
- Vérifie le niveau général à l’aide d’un laser ou d’un niveau à bulle longue portée.
- Prépare un mortier dosé à ~350 kg/m³ de ciment, légèrement plastique pour bien s’étaler.
- Coule ou étale le mortier sur le sommet du mur, en utilisant un gabarit (règle de maçon) pour obtenir une épaisseur uniforme.
- Tire à la règle et taloche pour obtenir une surface lisse et horizontale.
- Si nécessaire, insère des fers à béton en attente pour le chaînage.
Astuce d’Alex : pour une arase de mur de clôture exposée à la pluie, penser à donner une légère pente vers l’extérieur (1 à 2 %) afin d’éviter les stagnations d’eau et l’apparition de mousses. Rien de pire qu’une tête de mur plate qui retient l’humidité.
La même technique s’applique aux murs de fondation : après le coulage des semelles en béton, l’arase supérieure vient chapeauter l’ensemble avant le montage du vide sanitaire ou du soubassement.
Arase et étanchéité : le rôle de l’arase étanche
L’arase étanche est une couche de mortier hydrofuge placée en tête des fondations pour empêcher les remontées d’humidité du sol vers les murs porteurs.
Sur un chantier, on distingue souvent deux arases superposées : une première arase de réglage mince, puis une arase étanche de 2 cm minimum. Cette dernière incorpore un adjuvant spécifique qui obstrue les capillaires du mortier et stoppe l’absorption d’eau.
La pose de l’arase étanche s’impose dans quasiment toutes les maisons individuelles avec vide sanitaire ou terre-plein. Sans elle, l’humidité ascensionnelle peut dégrader les enduits intérieurs, provoquer des moisissures et accélérer la corrosion des aciers de structure.
Sur les forums comme ForumConstruire, de nombreux auto-constructeurs s’interrogent sur l’obligation de l’arase étanche. La réponse est claire : le DTU 20.1 la rend incontournable pour toute maçonnerie en contact avec le sol ou exposée aux intempéries.
Arase charpente, toiture et fenêtre : des plans de référence précis
En charpente et toiture, l’arase supérieure du mur ou du chaînage sert de support horizontal aux pièces de bois (sablières, pannes) ; pour une fenêtre, l’arase d’appui désigne la surface plane qui recevra la menuiserie.
Si le terme « arase » est moins fréquent dans ces corps de métier, il conserve le même principe : un plan parfaitement nivelé qui conditionne la suite. Une arase de mur mal dressée peut entraîner un désaffleurement de la charpente, des difficultés de fixation et, à terme, des infiltrations d’eau sous les linteaux.
Dans le cas d’une toiture-terrasse, l’arase supérieure de l’acrotère doit intégrer une pente ou un relevé d’étanchéité pour assurer l’écoulement des eaux pluviales. Les DTU imposent des tolérances très strictes de planéité, d’où l’importance du soin apporté au coulage de cette dernière assise.
Peut-on couler une arase en plusieurs fois ?
Oui, il est possible de fractionner le coulage d’une arase en plusieurs phases, à condition de réaliser des joints de reprise et d’assurer la continuité du ferraillage.
Cette question revient souvent chez les auto-constructeurs qui ne peuvent pas couler une grande longueur en une seule fois. La solution consiste à :
- Créer un joint de dilatation entre les sections coulées séparément, avec un fond de joint compressible et un mastic élastomère en surface.
- Faire dépasser le treillis soudé ou les fers de chaînage d’au moins 20 cm de part et d’autre de la jonction, pour garantir la liaison mécanique.
- Reprendre le coulage dans les 24 à 48 heures avec une barbotine d’accrochage (ciment + eau) appliquée sur la surface de reprise pour éviter un joint froid.
Ces dispositions, bien que non explicitement détaillées dans les données sources, font partie des règles de l’art connues des maçons. Elles permettent d’obtenir une arase monolithique malgré le phasage du chantier.
✨ Mon verdict
L’arase supérieure, trop souvent perçue comme une simple couche de mortier, est en réalité la clé de voûte géométrique de tout ouvrage. En 2026, où la précision et la performance énergétique sont au cœur des préoccupations, négliger cette étape revient à bâtir sur du sable. Voici mes quatre recommandations essentielles :
1️⃣ Ne jouez pas avec l’épaisseur : respectez les 2 cm minimum, surtout en contexte humide. Un mortier hydrofuge de qualité vaut tous les rattrapages ultérieurs.
2️⃣ Implantez un niveau laser : la planéité de l’arase conditionne tout le reste. Avant de couler, vérifiez à plusieurs endroits et utilisez une règle de maçon. Le temps passé à ce moment vous fera gagner des heures par la suite.
3️⃣ Anticipez les interfaces : chaînage, charpente, appui de fenêtre… Réfléchissez dès la conception de l’arase à ce qui viendra au-dessus. Une arase bien pensée intègre des réservations, des fers en attente et éventuellement une pente imperceptible pour l’écoulement.
4️⃣ Pour un terrassement, ne faites jamais l’impasse sur un bon compactage du fond de forme avant de dresser l’arase. Une plateforme instable, c’est l’assurance de tassements et de désordres à long terme.
Et vous, avez-vous déjà eu à reprendre une arase mal coulée sur votre chantier ? Quel rattrapage avez-vous dû inventer ? Partagez votre expérience en commentaire, je suis curieux de lire vos astuces de terrain !